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7 jours, 7 minutes : hebdo du 17 au 27 mai

Au sommaire de ce journal


 

  • Le Relais : une entreprise pas comme les autres
  • Arbres remarquables : un musée vivant
  • Festival EcoZone : sous le soleil, écologiquement

 



Le Relais : une entreprise pas comme les autres

 

Cette borne située avenue Paul-Vaillant-Couturier est l'un des 32 conteneurs textiles présents à Nanterre. 
Chaque mois environ 10 tonnes de tissus usagés sont recueillis à travers la ville. 
C'est ici à Chanteloup-les-Vignes, dans l'un des quatorze centres de tri de l'entreprise à but socio-éducatif le Relais que les étoffes sont valorisées. 
Revendues en France, à l'export, ou recyclées, 90% des pièces ont une seconde vie.
 
 François Gatinaud, responsable d'atelier :
« Le linge arrive dans ces grands bacs, en sacs. C'est des sacs tels qu'ils ont été mis dans les conteneurs de collecte, et ici c'est le poste qu'on appelle poste de craquage, parce que l'on craque les sacs.

Là on opère déjà un premier tri, c'est-à-dire qu'on va séparer des choses qui ne sont pas du textile, comme des chaussures, des sacs, des jouets et aussi des grosses pièces comme des couvertures, et tout ce qui est vêtement-linge va monter sur le tapis de répartition qui est derrière.

Nous avons quitté la partie tri proprement dite, pour arriver ici à la partie conditionnement, logistique, stockage, expédition. Nous avons une presse de type Valvan qui a 120 tonnes de pression, qui nous permet de réaliser des balles de 500 kg. Ces balles sont uniquement destinées à l'exportation, et ne concernent pas à la fois nos boutiques ou le marché des forains. »


Rationalisation des postes de travail, innovations techniques, le Relais ressemble à une entreprise comme les autres. Pourtant elle recrute près d'un salarié sur deux en insertion.
 
Jean-Luc Brumin, responsable commercial :

« L'intérêt de collecter des textiles c'est de créer surtout des emplois, pour les plus défavorisés. Le but, c'est de les aider à réapprendre à vivre un petit peu, à retrouver de la dignité, à retrouver un salaire, à retrouver un logement dans quelques cas et à réapprendre surtout à se lever le matin pour venir travailler, parce que Le Relais, bien sûr, c'est une entreprise à but socio-éducatif, mais c'est avant tout une entreprise qui a besoin économiquement d'être rentable. Chacun a un poste bien défini et doit répondre aux obligations qui sont les siennes. » 
 
Créer en 1984 dans le Pas-de-Calais avec 50 salariés le Relais compte aujourd'hui 1 800 collaborateurs à travers le monde.

 

 

Arbres remarquables : un musée vivant

 

Ils ont plus de 50 ans d'existence et constituent un véritable musée vivant. Particulièrement élégants, rares ou âgés, ils sont classés comme éléments du paysage urbain et protégés. Ce sont les arbres remarquables.

 

On les trouve pour la plupart sur d'anciens sites privés devenus propriété de la ville et leur développement naturel est sans commune mesure avec les arbres des rues.

C'est le cas du cèdre de l'Himalaya que l'on peut admirer au Moulin des Gibets.

 

Hubert Laboulais, responsable du patrimoine arboré :

« Ici c'est le cèdre de l'Himalaya. Si vous vous rappelez le cèdre bleu qu'on a vu il y a un quart d'heure, il est quand même différent. D'abord il est vert, et puis il n'a pas du tout le même port. Là il a ses grandes charpentières, ses branches. Il a été classé aussi pour sa rareté. »

 

Certaines espèces exotiques, comme le sophora du japon de la crèche Pongerville, ont su s'adapter au climat et aux sols nanterriens. Raison de plus pour lui apporter un soin tout particulier.

 

Hubert Laboulais, responsable du patrimoine arboré :

« Ça c'est ce qu'on appelle le bois de cœur, c'est l'os pour nous et ici c'est toutes les parties où passe, où monte et descend la sève. Là il est en train de refermer sa plaie, comme si vous on vous avait coupé le bras et que votre peau va se rapprocher petit à petit. »

 

On compte une trentaine d'essences différentes. À l'entrée du parc des Anciennes-Mairies, le muscadier centenaire a un succès fou. Surtout auprès des enfants...

 

Hubert Laboulais, responsable du patrimoine arboré :

« Il a été classé pour son amplitude, pour la rareté. C'est le seul et unique sur Nanterre, c'est sûr et sur les villes limitrophes, je n'en connais pas. Pour un arbre de cet âge-là, avoir une pousse comme ça de l'année, on voit bien la différence avec la pousse de l'an dernier, c'est vraiment exceptionnel. »

 

Festival EcoZone : sous le soleil, écologiquement

 

Dimanche 13 mai, le soleil et les Nanterriens étaient au parc des Anciennes-Mairies pour l'EcoZone, festival de l'écologie au quotidien.

Sur place, une trentaine de stands présentant des alternatives en matière de consommation, de jardinage et de récupération.

 

Mme Pottier, nanterrienne :

« J'aime bien les plantes, j'aime bien tout ce côté de recherche écologique. J'ai plein de choses à apprendre, j'ai été voir les, les, pour remplacer les tas de fumiers, les composteurs !

Puis là je vais aller voir les plantes. »

 

De la vente de fleurs et de plantes, mais aussi des conseils et des échanges pour les petits et les grands.

 

« Il faut qu'il reste juste deux trois feuilles pour pas qu'elle ne s'épuise trop, et après au bout de quelques semaines, ça s'enracine et ça grandit. »

 

« Y'a qu'une maman ? »

« Oui, y'a qu'une maman dans la ruche. C'est la reine. C'est elle qui va pondre tous les œufs, à peu près toutes les minutes, elle va pondre son petit œuf au fond de l'alvéole. »

 

Mme Legoy, nanterrienne :

« Je fais des cabanes pour les petits oiseaux, les petits insectes dans le jardin. J'essaye de traiter aussi écologiquement.»

 

 

En bref la suite de l'actualité

 

Championnat de France de foot fauteuil

Le 26 mai de 9h à 18h et le 27 mai de 9h à 12h, le Nanterre Handisport Club accueille au centre sportif du Mont-Valérien 6 équipes, venus des quatre coins de la France s'affronteront pour le titre de D2 ! Entrée gratuite.

 

Centre sportif du Mont-Valérien, 10/22 rue de Suresnes

 www.nhclub.fr

 

 

Fête du quartier Université, samedi 26 mai

La fête de quartier qui se déroulait traditionnellement à l'école des Provinces-Françaises sera cette année regroupée avec celle de la cité Berthelot, mail Ambroise-Croizat.

Au programme : scène musique et danse, tournoi de pétanque et de foot, parcours handisport, jeux et quiz, espace multimédia, librairie...

Rendez-vous samedi 26 mai à partir de 12h.

 

www.nanterre.fr

 

 

« Course à la ramass' »

Rendez-vous au Petit-Nanterre sur la place des Muguets à 14h, pour ramasser, peser et trier les détritus trouvés sur l'espace public.

Les équipes seront composées d'enfants de 5 à 16 ans, encadrés par des acteurs de la propreté et des animateurs.

Des lots seront remis aux participants.

 

www.nanterre.fr

 

 

Et pour terminer ce journal, la question de la semaine.

 

Dans le cadre de la commémoration de l'abolition de l'esclavage, la Maison du Chemin-de-l'Ile présente une exposition sur les noms de l'abolition.

De quoi s'agit-il ?

 

Emmanuel Gordien, association CM98 :

 

« Nous avons créé ce mémorial, que nous appelons mémorial itinérant des noms de l'abolition. Il s'agit en fait de tous les noms de famille qui ont été attribués aux esclaves des colonies françaises de Guadeloupe et de Martinique, après l'abolition de l'esclavage. Il faut savoir que les esclaves n'avaient pas d'état civil, ils n'avaient qu'un prénom, un nom de baptême qu'on appelait, et un numéro d'esclave, un numéro de matricule. À l'abolition de l'esclavage en 1848, il a bien fallu que ces personnes aient un nom, un nom de famille, on leur a donné ce nom de famille et ces noms de famille ont été retranscrits dans des registres qu'on a appelé les registres des nouveaux libres.

Alors évidemment quand nous avons exposé tous ces noms qui correspondent en fait au nom de nos parents, puisque nous sommes leurs descendants, des descendants d'esclaves, effectivement nous avons mis le nom des premiers dans cette exposition, nous avons mis le prénom qu'ils avaient, le numéro de matricule, et le nom de famille qu'on leur a donné. Bien évidemment les populations qui ont été concernées qui ont trouvé leur nom ont voulu aller plus loin et faire cette filiation et nous avons donc notre atelier de généalogie et d'histoire des familles antillaises de l'association CM98. Nous avons donc créé cet atelier de généalogie qui permet à ces personnes à partir d'une généalogie ascendante de faire une filiation directe avec ses parents esclaves. »

 

 

Merci d'avoir suivi ce journal. À la semaine prochaine.